Matinée Le ciel gris est rayé des vols d’hirondelles rustiques, unique témoignage du printemps. Dans le poste de guet face à la manche, les bois sont noirs du feu des combats. Les murs criblés des balles qui distribuaient la mort furieusement. Au dessus, le chaos des tonnes de bombes déversées sur cette pointe. 225 rangers à l’assaut d’une falaise pour… des canons factices. Malgré tout, dans une casemate, une hirondelle regarde le flux des visiteurs, couchée sur son nid. La pointe du Hoc.
La Cambe. Déambulation de tombes en tombes. 21 000 allemands. Ils sont nombreux ceux tombés à 18 ou 19 ans. Des arbres magnifiques. Au pied d’un chêne une bougie devant l’une des croix : Adolf Diekmann, ss responsable du massacre d’Oradour sur Glane. 643 morts, hommes, femmes et enfants. Le vent a soufflé la flamme. On dit que la réponse est soufflé dans le vent.
Retour au gîte. Repas.
Après midi
Colleville…des croix blanches alignées. Côte à côte deux frères du Nebraska disparus le même jour d’été normand. 16h. La sonnerie aux morts accompagne la descente des couleurs. Nous descendons sur Omaha Beach, bloody Omaha. La mer se retire ; écume sur le sable, os de seiche, éponge. Remonter tire dans les jambes, le souffle se fait plus court. La batterie de Longues sur mer et ses canons imposants pour clore la journée. Reste à préparer le repas du soir.

